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Repères

Choisir un prestataire informatique quand on n'est pas du métier

Comment juger une compétence qu'on ne possède pas, sans se fier au vocabulaire ni au nombre de logos sur la page d'accueil.

Publié le 17 août 20268 min de lecture

Le problème n'est pas de trouver des prestataires, il y en a partout. Le problème est qu'un dirigeant qui n'est pas du métier ne peut pas évaluer la compétence technique de celui qui est en face. Il le sait, et le vendeur le sait aussi. La plupart des entretiens se règlent donc sur des signaux qui ne prouvent rien : la taille de l'entreprise, l'assurance de celui qui parle, une liste de certifications, un discours fluide.

La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des critères que n'importe qui peut vérifier sans rien connaître à l'informatique. Ils ne portent pas sur la technique, mais sur la manière dont la relation est construite. Et l'expérience montre que les deux vont ensemble.

Les quatre questions qui trient

1. Qui détiendra les clés ?

Demandez qui sera propriétaire des comptes d'administration, du nom de domaine, des licences et des sauvegardes. La seule réponse acceptable est : vous. Un prestataire peut les gérer, il ne doit pas les posséder. Si la réponse est floue, ou si on vous explique que « c'est plus simple comme ça », vous tenez déjà votre réponse : ce n'est pas plus simple, c'est plus difficile à quitter.

C'est le critère le plus discriminant, et il ne demande aucune compétence technique pour être posé. Voir les sept clauses d'un contrat réversible.

2. Que se passe-t-il si nous partons ?

Posez la question à froid, dès le premier rendez-vous. Un prestataire sûr de lui répond sans se troubler : voici le délai, voici ce que nous restituons, voici sous quelle forme, voici ce que nous facturons pour l'accompagner. Un prestataire qui se raidit, qui trouve la question prématurée ou qui plaisante pour l'esquiver vous dit quelque chose d'important sur les cinq années à venir.

3. Qui allons-nous avoir au téléphone ?

Pas « quel numéro », mais qui. Une même personne qui finira par connaître votre installation, ou le premier technicien disponible qui relira une fiche ? Les deux modèles sont défendables, ils ne coûtent pas le même prix et ne rendent pas le même service. Ce qui n'est pas défendable, c'est de vendre le second en laissant croire au premier.

4. Qu'est-ce que je recevrai par écrit, et à quelle fréquence ?

C'est la question qui sépare le travail fait du travail dit. Un relevé périodique qui liste ce qui a été fait, ce qui a échoué et ce qui reste en attente est vérifiable par quelqu'un qui n'y connaît rien : il suffit de constater qu'il arrive, qu'il est daté, et qu'il ne dit pas tous les mois exactement la même chose.

Ce qui se vérifie sans être du métier

Détention des accèsun contrat, une ligne à lire
Conditions de sortieune question posée à froid
Interlocuteur nomméun prénom, pas un numéro
Relevé écritil arrive, ou il n'arrive pas
Sauvegardes testéesdemander la date du dernier essai
Sous-traitantsnommés avant, ou découverts après

Trois signaux qui devraient vous arrêter

  • Un devis sans visite ni questions. Personne ne peut chiffrer un parc qu'il n'a pas regardé. Un prix immédiat est soit un prix d'appel, soit un prix qui ne tiendra pas.
  • Le vocabulaire comme argument. Si vous ressortez d'un entretien sans avoir compris ce qui sera fait, ce n'est pas votre faute. Un métier bien maîtrisé s'explique simplement.
  • L'urgence fabriquée. Une offre qui expire, une menace réglementaire brandie sans texte à l'appui, une faille dont on vous parle sans vous dire laquelle. Le sérieux n'a pas besoin de presser.

Et le prix, alors

Il vient en dernier, et c'est volontaire. Tant que les quatre questions ci-dessus ne sont pas réglées, deux montants ne se comparent pas, parce qu'ils ne recouvrent pas la même chose. Nous avons détaillé ailleurs ce qui fait varier le prix de l'infogérance.

Ce que nous faisons

Ces questions, nous y répondons avant qu'on nous les pose, et nos réponses sont écrites sur ce site. Les accès vous appartiennent, les conditions de sortie sont dans le contrat, l'interlocuteur ne change pas, et le relevé arrive à chaque échéance. Si vous voulez commencer par voir où vous en êtes plutôt que par changer de prestataire, le bilan est fait pour ça : trente minutes, un document daté, sans engagement de suite.

Commençons par regarder où vous en êtes.

Un bilan de trente minutes. Vous en repartez avec un document daté qui liste vos écarts par ordre de gravité. Sans engagement, et il vous appartient.